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La ZAC Charles-De-Gaulle a vingt ans

La ZAC Charles-De-Gaulle a vingt ans
  Anticiper l’usure du temps
C’est l’année prochaine en 2006 que la ZAC Charles-de-Gaulle soufflera ses vingt bougies. Avec 1 300 emplois dans 137 entreprises, elle est devenue un pôle essentiel du dynamisme économique de la ville.

Entrée de la Zone d'ActivitésRéalisée en trois tranches successives de 1986 à 1993, la ZAC est aujourd’hui un poumon économique à part entière, indépendante de la plate-forme aéroportuaire, si ce n’est que quelques entreprises liées à l’activité aérienne. Contrairement aux deux autres grandes zones que sont Paris Nord 2 et la zone aéroportuaire où certaines activités sont dominantes (commerce de gros et de détail pour 43 % à Paris Nord 2 ou bien transports et communication pour 53 % dans la zone aéroportuaire) la ZAC Charles-de-Gaulle est plutôt diversifiée.

C’est ainsi qu’on y trouve 20 % d’entreprises dans le secteur « immobilier location de matériel et services aux entreprises », près de 26 % dans le secteur du « commerce, réparation automobile et d’articles domestiques » et un peu plus de 25 % dans le secteur « industrie, métallurgie et fabrication ». De fait, la ZAC accueille des métiers, des entreprises et des activités très variés : un lycée, une caserne de pompiers, un centre de formation aux métiers de l’aérien (CAMAS), le centre technique municipal ou encore un gymnase, la plus ancienne compagnie aérienne privée française (Aigle Azur), un centre logistique Danone qui voit passer deux millions de pots de yaourt par jour. Bientôt, trois services municipaux viendront s’y implanter (manifestations publiques, développement économique et vie associative).

« La zone est pleine » confie Rémi Laporte, le responsable du service du Développement économique de la ville. « Contrairement à ce que laissent penser les panneaux de location qui subsistent, les petits locaux de 200 à 300 mètres carrés se louent très bien, très vite et il ne reste pas grand-chose à vendre, ce qui nous pose un problème, car les entreprises qui souhaitent s’agrandir ne peuvent pas investir sur place quand elles veulent devenir propriétaires. » L’attrait pour la ZAC, qui a accueilli cet été par exemple l’entreprise Still, l’un des poids lourds dans le petit monde du chariot élévateur, ne se dément pas en dépit du départ de Centréal, filiale logistique de Loréal. « Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour garder cette entreprise sur Tremblay. Elle cherchait les espaces nécessaires pour son développement. Le maire a fait en sorte qu’elle ne parte pas trop loin puisqu’elle va s’installer sur Mitry-Mory » relève Rémi Laporte qui pointe là une des limites atteintes en matière d’immobilier d’entreprise.

Cependant, la ville attire les entreprises puisque chaque jour, c’est deux à trois demandes d’installation qui sont formulées au service du Développement économique. Arrivée à son vingtième anniversaire, la ZAC Charles-de-Gaulle devrait connaître quelques aménagements devenus indispensables. C’est le cas pour sa signalétique qui pose de plus en plus de difficultés. Par ailleurs, « il faut que nous trouvions de meilleures solutions en ce qui concerne la prévention du stationnement des gens du voyage » explique Rémi Laporte. « Il y a aussi du travail à faire pour améliorer les circulations, embellir la voirie et les espaces extérieurs, car pour les entreprises, une belle zone est un élément d’image de marque important ». Enfin, une réflexion devrait être menée afin de mutualiser certains services tels que la restauration ou le gardiennage.
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