Le projet d’installation sur Tremblay remonte à 2005, à l’occasion d'une visite de l’association Entreprendre à Tremblay au Figaro, au cours de laquelle le PDG de Roissy Print, société éditrice du quotidien, avait annoncé son projet de construire une nouvelle imprimerie dans le sud de la France. A cette époque, l’entreprise s'interroge fortement sur le prix élevé du transport aérien pour livrer ses journaux dans tout le secteur sud du pays. De plus pour des raisons environnementales, beaucoup de petits aéroports de Province ferment la nuit.
Avec le projet d’une seconde imprimerie dans le Sud, celle située sur la zone aéroportuaire (datant des années 70, une des premières implantations dans la zone de fret) devient donc surdimensionnée. Elle doit dans le même temps évoluer sur le plan technologique (nouvelles rotatives…). Roissy Print s'est donc mis à la recherche de sites possibles pour reconstruire une nouvelle imprimerie, mieux dimensionnée (plus petite donc, soit 12 580 m2 de surface au sol), plus moderne, avec la perspective d'imprimer de nouveaux titres (outre le Figaro, elle imprime déjà le Hérald Tribune, Paris Turf...). Le tout avec un calendrier programmant un redémarrage d’activités fin 2008/ début 2009.
Le maintien du Figaro à Tremblay vient renforcer le domaine des industries graphiques très présent sur le secteur. - Image www.detrois.com
Des arguments logistiques Des rencontres ont donc eu lieu à plusieurs reprises entre Roissy Print et la ville de Tremblay, particulièrement soucieuse de conserver sur son territoire cet important acteur de l’économie local. Le député-maire François Asensi et les services municipaux ont donc tout mis en oeuvre pour faciliter cette implantation, notamment pour ce qui a concerné la constructibilité du terrain. Précisons que Tremblay était en concurrence avec plusieurs sites, notamment dans le Val d’Oise.
La municipalité n’a donc pas manqué de faire valoir ses arguments. Parmi eux et non des moindres, l'arrivée prochaine d’un terminal de fret ferroviaire à grande vitesse à côté de La Poste (aujourd'hui, pour la distribution de journaux, la tendance est au report de l'aérien vers le ferroviaire) et un très bon accès au réseau autoroutier - sans passer dans Tremblay (Le Figaro a une très forte politique de présence dans les hôtels, les avions… soit une distribution très éclatée effectuée par de petits véhicules). Voilà qui aura certainement fait pencher la balance en faveur de Tremblay.
Préserver le tissu industriel Pour Rémi Laporte, responsable du service du Développement économique.
« C’est un projet important car il est nécessaire que la ville garde son tissu industriel. Le développement économique ne peut se faire uniquement par le tertiaire. Tremblay doit aussi conserver sur son territoire des emplois industriels et donc des possibilités d'emplois diversifiées. L'imprimerie est par ailleurs un secteur de plus en plus qualifié. » En outre, le maintien du Figaro à Tremblay vient renforcer le domaine des industries graphiques sur le secteur qui compte notamment de nombreux fournisseurs de matériels d'imprimerie comme Heidelberg, Ferrag France ou KBA France... Le quotidien l’Equipe est par ailleurs imprimé à Mitry-Mory.
« Le Parc des expositions va lancer une cité de la communication. A Tremblay, on développe les industries graphiques. Si l’on considère les aspects logistiques avec l'aéroport, la future gare de fret, les accès autoroutiers, il y a là une synergie qui apparaît avec encore plus d’évidence. »