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Tremblay et Marsciano pour Loropéni |
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Solidarité De façon solidaire, Tremblay et Marsciano travaillent, depuis 1987, à un jumelage de coopération avec Loropéni au Burkina Faso. Pour rendre compte de cette action triangulaire, le comité de jumelage tremblaysien organise une soirée d’amitié - France-Italie-Burkina Faso - le samedi 28 janvier à 20 heures, à la salle festive. |
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Présentation |
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Finalement, on ne pourra plus parler de cette région du sud-ouest du Burkina sans évoquer la France et l’Italie : Loropéni, Tremblay et Marsciano… Le quotidien du département de Loropéni (62 villages et un peu plus de 32 000 habitants) est en effet indissolublement lié, depuis maintenant 18 ans, aux initiatives franco-italiennes.
Dans un premier temps, le comité de jumelage avait apporté son soutien pour la construction d’infrastructures locales. Ainsi, de 1987 à 1999, des pharmacies villageoises et des coopératives scolaires ont-elles été créées. Parallèlement, le comité a financé la construction d'une école - l’Ecole de l’Amitié - et un collège d’enseignement général. Au total, ces investissements se sont élevés à un peu plus de 213 000 euros.
Cette première phase a largement contribué à l’amélioration du cadre de vie. Pour autant, la nécessité de passer à une action plus structurée s’est logiquement imposée. En procédant, dès 1999, à une étude de diagnostic, le comité de jumelage entendait dynamiser l’économie du département en appuyant une aide au développement : c’est de cette façon que le Projet de Développement Local (PDL) de Loropéni a été signé en juin 1999.
Outre les municipalités de Tremblay et Marsciano, il engageait également l’Association Française des Volontaires du Progrès (AFVP) – opérateur de terrain et indispensable relais technique – ainsi que le ministère des Affaires Etrangères, au titre d’un partenariat financier. Le PDL est devenu effectif le 1er octobre 1999 pour une période de cinq ans. L’esprit du projet ? Une démarche dite de « gestion des terroirs villageois », c’est-à-dire fondée sur la concertation et la participation des populations villageoises, et soutenue localement par l’AFVP. De sorte que, des structures de décisions locales se sont mises en place à partir de janvier 2000.
Formant la base de ce système, des Comités villageois de développement élisent leurs représentants au Comité de décision. Enfin, un Comité de suivi regroupe le comité local - Burkinabé - de jumelage, les financeurs et les représentants des comités villageois. Cette organisation s'est fixée pour objectif la construction de dispensaires, d’écoles, de puits… et par ailleurs, d'apporter un soutien aux initiatives locales de productions agricoles et d’échanges économiques.
Concrètement, le PDL - dont le budget annuel de fonctionnement s'élève à un peu plus de 45 000 euros – a permis la construction de la Maison de l'Amitié Georges-Prudhomme : soit une salle polyvalente et un ensemble de bureaux consacrés à la gestion du plan. Dans le même temps, six cases destinées à l'hébergement des touristes ont été aménagées, ce qui apportait une solution à une capacité d'accueil auparavant inexistante, cela alors que le site des ruines de Loropéni attire régulièrement des visiteurs. Ces travaux ont été achevés en avril 2002. Parallèlement, le PDL a permis la réalisation de forages, d'acheminement de matériel médical et la multiplication de centres d'alphabétisation en langues locales ( le département compte trois ethnies : les Lobis, les Gans et les Dioulas).
En ce qui concerne la production agricole locale, l'une des principales faiblesses était liée à l'archaïsme des techniques utilisées. Ainsi, ils étaient fort peu de paysans à s'adonner à la culture attelée lors du démarrage du plan de développement. On recensait, dans le meilleur des cas, cinq charrues et une charrette dans les villages de plus de 500 habitants ! Le plus souvent, le travail se réalisait au moyen d'une houe alors que le recours à la culture attelée autorise un rendement huit fois supérieur… C'est un aspect déterminant du PDL que d'avoir stimulé l'économie locale en favorisant ce nouveau mode de production : au total, 150 charrues, 9 charrettes ont été mises en service, avec le recours aux animaux de trait dont il a fallu compenser les pertes au cours de ces cinq années. Fait révélateur, des paysans se sont équipés par eux-mêmes, en dehors du PDL… Voilà qui confortait la stratégie retenue.
Dès le démarrage du plan, le projet a fait l'objet d'un suivi continu au moyen des rapports de l'AFVP et des comités de suivi auxquels Tremblay et Marsciano ont participé. En visite à Loropéni en septembre 2004, la délégation franco-italienne a pu se livrer à un bilan des réalisations du PDL, ce dernier arrivant à l'échéance du quinquennat. Elle a vérifié l'efficacité de la traction animale, pris acte de la mise en place de cultures de rapport telles que celle de l'anacardier – peu exigeant en qualité de sol et dont le fruit produit la noix de cajou – ou encore du manguier. Au final, la délégation a relevé que 32 villages de Loropéni ont intégré le PDL, soit la moitié du département. Un bilan globalement positif ? Certainement, et il s'agissait dès lors de lui donner une suite pertinente.
De fait, une prochaine application de la loi de décentralisation burkinabé a imposé la prise en compte d'un nouveau paramètre : le territoire communal sera bientôt étendu à tout le département qui se verra dirigé par un conseil municipal élu. Lorsque l'on sait que la majeure partie de la population n’a pas accès aux structures publiques, il paraissait urgent de soutenir un programme d'information sur la décentralisation. Les élections locales étant fixées au 12 février 2006, le Comité de Jumelage a fait le choix de s'investir dans une aide à la préparation de ces échéances. Dans cette perspective, la Maison de la Coopération Décentralisée MCD – un organisme para public qui vient en appui de tous les comités de jumelage du Burkina pour aider à professionnaliser leurs projets – fournit une interface de premier plan. Financée par la coopération danoise et française, la MCD participe d'ores et déjà, au moyen d'actions de formation et de sensibilisation de la population, à la réussite d'une telle appropriation institutionnelle. En parallèle, et avec des fonds résiduels, les structures du Plan de développement se voient maintenues. La réflexion qui permettra d'assurer la pérennité du PDL après l'installation du nouveau Conseil municipal de Loropéni est bien engagée…
C'est une façon d’aller à la rencontre de l’autre, que de répondre à l'invitation du Comité de jumelage de Tremblay pour cette soirée conviviale du 28 janvier à la salle festive. L'occasion de découvrir l'Italie et le Burkina Faso par les actions de coopération et par leurs gastronomies respectives se déclinera autour de buffet – africain et italien – de la verve de nos amis de Marsciano, et de la présence de Filippe Savadogo, ambassadeur du Burkina Faso. Echanges, animations musicales et tombola… Une belle soirée triangulaire. |
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